Etape 8 – Kreuzlingen – Eschenz

Quel bonheur de se réveiller sans entendre des gouttes de pluie sur le double toit de la tente ! En passant la tête dehors, on est même éblouis par le soleil ! Oh joie !

Et la journée s’annonce 100% garantie sans pluie. Je crois que c’est la première dont on peut se targuer ! Seul bémol, à 9h, il ne fait que 12°.

Et pour que tout soit parfait, le camping est très agréable. À l’instar des campings néerlandais, il dispose d’une aire de vie près de la réception. Tables, aire de jeu… tout est fait pour que les campeurs puissent se retrouver et profiter. C’est en tout cas bien plus agréable que ces campings façon ville fantôme.

Nous prenons notre petit déjeuner à cet endroit. Les pains et viennoiseries sont très bons et nous pouvons prendre un café.

Comme chaque matin nous remballons ensuite toutes nos affaires et nous partons du camping à 10h10… sous le soleil !

Dans la ville de Kreuzlingen (en Suisse), nous passons devant le poste-frontière et décidons de faire une petite incursion inopinée en Allemagne pour faire nos emplettes déjeunatoires. Et c’est une très bonne option, car les prix n’ont rien à voir !

Le poste frontière vers l’Allemagne

Après cette première pause, nous revenons rapidement en Suisse pour poursuivre notre itinéraire du jour.

Retour en Suisse

Alors que la partie principale du lac s’éloigne derrière nous, nous longeons l’Untersee et le paysage est déjà très différent. Peut-être que c’est aussi lié au soleil ! Ça fait bizarre de voir tant de bleu !

Sur la route, nous croisons plein d’immenses maisons à colombages (en général rouges).

Puis, au km 13, s’annonce en surplomb sur notre gauche le château d’Arenenberg qui fut entre autres la dernière demeure d’Hortense de Beauharnais (fille de Joséphine et mère de Napoléon III).

Nous décidons donc d’aller visiter ce château, mais pour y accéder, nous devons passer par un chemin en graviers en lacets. Dur dur… entre 50 et 60m de dénivelé sur quelques centaines de mètres, chargés comme des mulets.

Le château est en haut, sur ce plateau

L’exercice nous épuise un peu surtout que le gravier ne facilite pas les choses et qu’il vaut mieux rouler que pousser son vélo !

Arrivés en haut heureux, mais épuisé, et comme midi vient de sonner, nous décidons de déjeuner ce qui nous permet de reprendre nos esprits avant de visiter le château.

On cherche l’ombre !!!

Plutôt qu’un château à proprement parler, Arenenberg est plutôt une grande demeure cossue qui domine l’Untersee juste en face de l’île de Reichenau. Mais la vue est vraiment très belle.

Vers l’Ouest et le Rhin… Hortense pouvait regarder en direction de Paris

Le musée à l’intérieur permet de voir l’aménagement de la demeure et de nombreux meubles et peintures de toute la famille : Napoléon, Napoléon II, Napoleon III…

Plusieurs pièces ont une forme de tente très étonnante
Détail d’une armoire… on aurait envie de les manger !

Les 4 enfants ont des audioguides et on nous a fait chausser de grosses pantoufles à l’entrée pour ne pas abîmer les parquets.

La visite est très intéressante et on voit même le globe terrestre de Louis-Napoleon (futur numéro III) avec une marque sur Sainte Hélène où son tonton a été exilé.

Sur la gauche, un point noir montre Sainte Hélène

Ce qui est bien quand on monte c’est qu’en général il faut ensuite redescendre. Et c’est le cas après notre visite où nous profitons d’une belle descente.

La suite du parcours se fait dans un très joli paysage et nous alternons régulièrement entre les deux côtés de la voie ferrée. C’est d’ailleurs à l’occasion du franchissement d’un passage à niveau que Camille a un peu stressée Marie-Aude. Les 2 filles sont sur le passage au moment où le signal sonore annonçant la baisse prochaine des barrières retentit. Alors que MA se dépêche de s’extirper, Camille prend son temps et flânent en traversant les voies.

Notre chemin longe très souvent les bords du lac et nous traversons régulièrement de très beaux villages avec toujours des maisons à colombages impressionnantes.

Il fait toujours beau, mais le vent de face et l’alternance de petites descentes et de montées (jusqu’à 13%) nous épuisent, d’autant que nous avons laissé beaucoup d’énergie dans la montée vers le château d’Arenenberg.

Une dernière épreuve nous attend cependant avant de rejoindre notre camping : une très grosse montée. Heureusement, la perspective de trouver une piscine dans notre camping du jour permet de surmonter tant bien que mal cette montée et ses 50-60m de dénivelés, heureusement avec du bitume sous les roues de nos vélos. Agathe est obligée de descendre de la carriole pour me permettre de grimper plus facilement.

Dommage, elle était plutôt bien installée.

Mais à l’arrivée, nous profitons d’une très belle vue sur le lac vers l’est et la suite de notre voyage vers l’ouest. Et il fait toujours beau !

Alors nous nous dépêchons de goûter (merci, Agathe, pour le rappel) et de monter nos tentes afin d’aller piquer une tête dans la piscine.

L’eau n’est qu’à 20° tout comme l’air ambiant mais peu importe, nous l’avons bien mérité !

Nous prenons ensuite l’apéro en appréciant encore la très belle vue sur la vallée en dessous de nous, pendant que les enfants jouent à un jeu qui mélange mini golf et billard.

La journée a été difficile, mais nous avons bien été récompensés par ce très joli camping… et quand il fait beau, tout est plus agréable ! Et pour la première fois du voyage, j’ai pu utiliser mes panneaux solaires pour charger l’une de mes batteries !

Les chutes du Rhin sont quelque part dans cette direction
Ce soir on est au drapeau à damiers !
  • Distance : 31,1 km
  • Dénivelé : environ 260m
  • Temps de parcours : 2h49
  • Distance totale : 241 km

Les phrases du jour

Les cyclotouristes sont comme les champignons, ils sortent après la pluie.

Marie-Aude

En visitant la salle à manger du château d’Arenenberg, Agathe : « c’est comme chez nous, ils mettent des assiettes à la soupe »

Au bistro du château d’Arenenberg pour remplir nos gourdes :

Arthur : « Can you fill in the bottles please ? »

Le serveur : « Sorry, I don’t speak French, can you speak in English ? »

Arthur : « Can you fill in the bottles please ? »

Le serveur : « Yes, of course »

Grégoire est en train de souffrir dans la dernière montée avant le camping.

La montre d’Agathe sonne : « Papa, il est 16h, c’est l’heure du goûter ! »

La journée racontée par Agathe

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Un commentaire

  1. Comme quoi la privation de soleil vous a emmenés direct au paradis !!! Et je vois qu’effectivement le camping est très classe avec des canapés comme chez les chanceux.

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